Et c’est partit : En route pour Shanghai ! Comme je l’ai dit dans l’article ‘bien mais pas super super léger’d’hier, le chemin jusqu’à la ville la plus moderne de Chine
s’est fait en voiture...
Outre l’incident narré précédemment, rien d’autre n’aura perturbé les deux heures de routes… Enfin, les immeubles se dessinent… Shanghai, je suis
là !
Première impressions :
Enfin, pas tout de suite… Car si la voiture est déjà cernée par d’immenses immeubles de logements plus ou moins récents, il faudra encore attendre 45
minutes de circulations (fluide, je précise) pour atteindre la rocade intérieur (oui, il y a aussi une rocade extérieur), et donc le « centre-ville ».
Vous l’aurez compris, Shanghai, c’est grand ! On peut visiblement conduire facile plus de deux heures d’affilés, en ligne droite, sans bouchons, et être toujours dans la ville tellement
l’agglomération urbaine est étendue.
Une fois arrivé au « centre-ville » (toujours entre guillemets, car après, il y a le centre du centre-ville… Et oui, le centre-ville en lui-même
doit être plus grand que toute la communauté urbaine de Bordeaux réunie…) on peut faire une première constatation : c’est vert ! Je n’ai jamais vu une ville aussi soignée ! Des
parcs, des arbres au bord de chaque rue… Bref, la classe.
Ensuite, en parfait contraste avec Changzhou, on voit un fort penchant pour l’occidentalisation ! J’ai d’ailleurs été accueillit par une vitrine on ne
peut plus française…
D’une manière générale, on croise pas mal d’expatriés… De ce fait, les chinois habitués, ne se retourne pas sur votre passage, ni ne vous dévisagent… Et
c’est quand même bien agréable !
La ville m’a fait l’effet général d’une gigantesque fourmilière… Tout ce petit monde grouille et se presse… A pieds, en bus, en vélo ou en voiture, ça part
dans tous les sens : il y a toujours quelque chose à voir ou à admirer… Une scène atypique, une œuvre d’art originale, un hôtel qui change de couleur… Les routes se croisent sur plusieurs
étages (jusqu’à 4 ou 5 qui se superposent) et je dois saluer le travail des ingénieurs créateurs des échangeurs routiers qui sont de vrais casse-têtes aériens ! Une ville vivante, en
évolution constante, grouillante le jour, scintillante la nuit, et en activité permanente. Si vous cherchez un endroit où il y a du fric à se faire, c’est à Shanghai qu’il faudra trainer votre
avenir !
Mais attention nouvelle petite fourmis, la ville est déjà assiégée, il faudra garder la tête froide pour ne pas se perdre dans ce dédalles de buildings qui
s’étendent jusqu’à perte de vue…
Classe touriste :
Que faire quand on arrive à Shanghai ? Des affaires bien sur : même pour le plus infortuné des touristes ! Directions le quartier des
souvenirs ! Selon mes accompagnateurs, c’est là que tous les visiteurs vont de toute façon… Alors c’est partit pour la classe touriste !
C’est donc dans un joli labyrinthe de rues « a l’ancienne » qu’il faut évoluer. Chaque recoin est une échoppe plus ou moins légale en puissance, on
est abordé dans tous les sens pour des sacs, des montres, et autres duplicatas de plus ou moins bonnes factures. Mais il y a aussi de vraies affaires sur des objets traditionnels, a condition de
les négocier !
Et c’est là que le jeu commence ! J’avais déjà eu un petit avant gout de la négo façon souks d’Afrique du nord, mais je pense que ce n’est rien face aux
négociations Chinoises !
Déjà, notre tête de « Long-Nez » pas d’ici, nous vaut un prix facilement multiplié par dix… La suite, ça sera en fonction de votre bagou !
Par exemple j’ai eu un lot de 4 objets X (un partie des petites surprises pour les gars de l’EIArt’s ;-) ) à 50 Yuan, alors qu’un seul était annoncé au départ à 45 Yuan… Et je vous passe les
longues discutions, par intermédiaire de colloc anglophone !
Au final, il n’y a pas des milliers de choses à acheter, et j’ai été un peu déçu par cette partie… Surtout à cause d’un point précis : si tout le
quartier est bâtît à l’ancienne, toutes les maisons sont bien récentes elles… Il n’y a pas de vrai quartier ancien, ce qui m’a énormément déçu, mais pas étonné tant que ça, connaissant maintenant
les chinois…
Il faudra donc se contenter de ces reproductions d’un temps jadis, qui sont quand même assez réussies, il faut l’avouer !
Cadence !
Vitrine de croissants français, sculpture étonnantes… Pas le temps de s’arrêter ! Nous n’avions qu’un jour pour voir la ville ! Alors il faut
sprinter. Je pourrais vous passer 3 articles sur tout ce qui c’est passé (resto multi-entrées, immense centre spécial-geek où l’on trouve TOUT TOUT TOUT ce qui contient de prêt ou de loin de
l’électronique, à des prix magnifiques et négociables, la course pour attraper le train de retour, etc.) mais le temps me manque…
J’avais peur de ne pas tenir 10 semaines à parler de la Chine, mais j’ai encore tellement de sujet à traiter avant mon départ jeudi prochain ! De ces tribulations Shanghainaises, je
tiens quand même à signaler les bars à thés, où ils servent des pintes entières de thé…
Très dur à finir, surtout quand on aime pas le thé comme moi, mais qu’on en prends une quand même car la colloc a dit « Tu va voir, c’est
pas comme les autres thés, c’est spécial ! »… Ha ben oui ! C’est tellement spécial que ça en est immonde ! Spécialement les petites billes gélatineuses du fond
qui remonte dans la paille pour éclater sur les dents… Mais faut se forcer… pour faire plaisir !
Et puis surtout, il y a eu LE point d’orgue de la journée… LE truc à voir à Shanghai… LA réalisation humaine qui m’a le plus cloué depuis mes visites au colisée El' jem en Tunisie et aux ruines d'Ephèse en Turquie…
Mais tout cela mérite bien un safari Photo à lui tout seul non ?
Je suis revenu ! Et j’ai des tas de choses à dire !
Cette anecdote s’est déroulée sur la route de Shanghai… Contrairement a ce qui était prévu, l’allé s’est finalement fait en voiture avec un collègue de l’entreprise. Je ne joindrais pas cette
histoire au reste de mon compte rendu du super week-end, car elle est complètement à part. (Le reste, plus joyeux, est pour demain)
C’est une anecdote un peu glauque qui m’a laissé un gout amer, et l’estomac retourné pendant quelques temps… Une autre vision des Chinois… Ames sensibles,
s’abstenir donc (ou allez plutôt faire un tour par là).
Alors que nous roulions a vive allure sur l’autoroute chinoise, j’ai soudain sentit un léger ralentissement du trafic. Accompagné de tous les occupants de la
voiture, je jette un œil plus en avant sur la route, pour essayer d’en apercevoir la cause…
Un accident, bien évidement ! Et pas des moindres : un des ces vieux bahuts comme il n’en roule qu’en chine, avait visiblement percuté violement
quelque chose. La partie supérieure-avant du camion, contenant la cabine conducteur, était littéralement arrachée et gisait a quelques mètres du reste de la carcasse. Le tout encombrait une bonne
partie d’une des voies de circulations.
L’accident n’avait pas l’air récent... Je me dis alors en moi-même que, si les secours ont du déjà faire leur office, les services de dépannages et
évacuations chinois étaient long à la détente ! Manque de sérieux tout ça !
Les voitures passent les unes après les autres devant l’épave, en ralentissant un peu histoire de se rincer l’œil, puis accélérant de nouveau pour continuer
leur route. Quand nous arrivons au même niveau, j’y jette moi-même un regard distrait (faut croire que c’est dans nos gènes) et c’est là que j’aperçois avec horreur, un bras humain qui pend par
la fenêtre de la cabine ravagée du conducteur…
Je reste scotché… Mes compagnons échangent quelques mots en chinois, et l’un d’eux fait prendre à sa main la même inclinaison que celle du malheureux…
MAIS je ne suis donc pas le seul a l’avoir vu ?! Et là, médusé, je contemple le conducteur accélérer, comme des centaines de chinois l’on
fait avant lui… Personne ne se rue sur son téléphone…
Révolté, je m’adresse à la seule anglophone de la voiture : ma colloc… Je lui demande des explications : pourquoi personne ne s’arrête, on devrait
faire demi-tour, appeler des secours, QUELQUE CHOSE !!
Elle me dit en anglais qu’elle le sait très bien, puis, se retournant vers moi : « …Mais je crois qu’il est déjà mort, tu
sais… »
Et nous continuons notre route vers Shanghai, comme si de rien n’était… A cet instant, je me dis que sur les 10 Km d’autoroute à la ronde, je dois être le
seul être humain en train de penser à la famille d’un pauvre chinois, qui est en train d’attendre un retour qui ne viendra jamais…
Si tout va bien, à l’heure où cet article sera posté, je serais en route pour Shanghai, la ville la plus moderne et la plus cosmopolite de
Chine…
Ce petit périple, trop souvent repoussé, risque d’être mouvementé ! Prendre le train en Chine sans parler chinois étant visiblement quelque chose
d’impossible, ma colloc va m’accompagner pour ce petit week-end. On rejoindra là bas un de ses amis qui va nous faire faire le tour de la ville.
En 1 jour et demi, je risque de revenir plus crevé qu’à la fin de la semaine de travail ! Mais moi pas peur, moi aventurier ! Armé de mon appareil
photo, je vous fais partager tout ça dès Lundi !
S’il y a bien un point sur lequel les différences culturelles s’expriment, c’est bien sur les impératifs de politesses selon les pays !
Par exemple, se moucher devant quelqu’un au Japon, est une des pires impolitesses dont vous pouvez être capable… Faire le signe du stop dans un autre coin du globe, peux être interprété comme un
bras d’honneur… Qu’en est-il pour la Chine ?
Attention : sachez regarder cet article avec circonspections ! Si les chinois peuvent
paraître rustres dans certains cas, il faut se souvenir qu’ils nous sont supérieurs dans bien des domaines autres que « la politesses d’apparence », notamment du point de vu du respect
de l’autre ou de l’hospitalité (bien plus importants selon moi), sur lesquels nous sommes loin d’être performants… Par exemple, sur la façon de traiter les anciens, les petits occidentaux que
nous sommes ont de grandes leçons à prendre du monde oriental !
Enfin j’aimerais souligner qu’à l’époque où la Chine développait une culture d’une finesse rare, nos ancêtres pataugeaient dans la boue ou moisissaient dans leurs châteaux forts miteux, entouré
de leurs richesses matérielles…
A table :
J’en ai déjà parlé dans d’autres articles, mais alors là : pas de tabous ! Ca slurpe et ça renifle, ça mange avec les doigts et ça rote le
plus fort possible, personne ne s’étonnera jamais de rien ! Le chinois est à tables pour dévorer, et pas pour se prendre la tête. Je pense que je vais avoir du mal à me refaire aux habitudes
Françaises qui, avouons le quand on voit ça, font beaucoup de chichi pour pas grand chose ^^
Par contre, si deux conversations animées complètement différentes se croisent, celui qui a le droit de continuer, est celui qui crie le plus fort ! Avoir de la voix en Chine, est une
garantie de pouvoir finir ses phrases…
Dans la rue :
Quand il marche, une seule chose importe au chinois : sa destination ! Qu’importe que vous soyez sur sa route… Il vaut mieux alors prendre soi-même
l’initiative de se pousser de quelques mètres.
En me baladant, j’ai également vu de très nombreux couples féminins se tenir la amoureusement la main… Je m’étonnais alors de voir des couples homosexuels si affichés dans un pays qu’on m’avait
décrit comme strict ! Heureux de cette évolution, je devais vite déchanter : en fait, il est même assez impoli pour les couples hétéros d’afficher un quelconque signe de leur amour en
public ! Seuls les jeunes s’y risquent parfois…
Alors, qui sont tous ces couples féminins si intimement attachés par la main ? Tout simplement des amies ! En effet, les amis se promènent ainsi attachés, comme on pourrait voir deux
petites filles se tendre la main chez nous. Sauf qu’ici ça se fait à tout âge.
Les enfants en bas-âge :
Je ne sais pas ce qu’il en est l’hiver mais je peux confirmer que l’été, TOUS les bébés chinois sont présentés pareils : cheveux presque rasés, et petit
tablier qui laisse les fesses bien apparentes.
Et non ! Pas de couches !! Les bébés chinois font ainsi naturellement leur besoin quand l’envie se fait sentir… J’imagine certains regards dégoutés de mon lectorat, mais sachez que, par ce
moyen, les bébés Chinois sont propres bien plus tôt que les notres ! Respect ! Et oui, quoi que vous puissiez dire (« Dégueu !»,
« Barbare !», etc.) il est probable que tous les chinois de la création aient appris à gérer leur corps à un âge bien plus avancé que vous !
Evacuer sa salive :
Nous y voilà ! Le truc dont tout le monde vous parlera au retour d’un voyage en Chine, c’est les crachats ! Un chinois standard se voit obligé
d’évacuer (très) régulièrement sa salive pour pouvoir vivre en paix sa vie de chinois… Mais plutôt que d’avaler cette substance si peux appétissante, il préfère la cracher ostensiblement aux yeux
du monde.
Le chinois crache ! Partout, tout le temps, quelque soit l’heure ou l’endroit : dans la rue, au travail, ou chez lui… Et bien évidement, sauf si il y a des consignes particulières (dans
certaines entreprises, ou dans la ville de Pékin/Beijing qui fait une campagne contre ça en vu des J.O.) ils crachent directement par terre !
Conseil : Comment ne pas se faire cracher dessus ?? (C’est arrivé à pas mal d’expatriés)
Hommes comme femmes chinoises, signalent leur crachat suivant par un magnifique et profond raclement de gorge sonore, reconnaissable entre tous (genre « RRRRHHHHHH…
Pfiout ! », vous savez, le genre de raclement qui ramasse bien toutes les glaires au fond là… Humm, Miam !). Ou moment où vous entendez ce bruit, repérez vite le
chinois émetteur, et planquez vos chaussures !!
Alors, toujours persuadés des charmes de l’orient ;-) Meuh !!
Je m’interroge depuis peut sur une expression française bien a nous… Quand on se retrouve dans l’impasse, et que notre cerveau n’arrive plus a synapser
correctement face a un problème, on se sauve souvent la face en déclarant :
« De toute façon, tout ça, c’est du Chinois pour moi ! »
Et oui… Quand le pseudo technicien de la maison se retrouve devant la notice en 3 volumes du nouvel appareil Hi-Fi de la maisonnée, ou quand le bricoleur du
dimanche tente de monter son étagère Ikéa, ou
encore quand mes instituteurs regardaient mes cahiers d’école, la réflexion est toujours la même : « C’EST-DU-CHI-NOIS ! » (Hum, bon j’avoue, pour mes cahiers d’école, ce n’était
pas qu’à l’école… Heu, hum, ça un peu continué après… Voir encore aujourd’hui… Enfin bref !)
Mais pourquoi le Chinois ? Pourquoi pas le Japonais, le Vietnamien, ou encore le Russe… A ben oui, c’est cotons aussi le Russe avec leur alphabet
cyrillique là !
Et bien non : c’est passé dans le langage courant depuis longtemps. Pourtant, quand les Chinois se creusent la tête sur un problème, il ne leur
viendrait jamais a l’idée de dire que « c’est du français » pour eux ! Pourtant,
dans le genre tordu, le français, on a du mal à faire mieux !
Alors, d’où ça vient tout ça ? Quel est l’origine linguistique ou/et historique ? J’ai eu beau chercher, je n’ai pas trouvé d’explications pour
cette expression.
Alors, amis historiens, ou fans des théories vaseuses, c’est à vous : j’attends vos propositions ! Même les plus farfelues seront analysées…
Hein ! Suivez mes regards… -_--_--_--_-