Un homme-vache ?

          MEUH !!

Bienvenue chez moi !

Je me présente : ManuMeuh, jeune homme de 22 ans caractérisé par un manque de bol latent... Ceci est mon défouloir ! Entrez, n'ayez pas peur ! 

J’aime : Le cinéma, l’informatique, la lecture, la photos, les vaches...

Je suis : Apprenti Ingénieur, en couple.

J’aime pas : Le poisson, les listes des gens qui se présentent… J’arrête donc !

Bonne lecture lecteur !

 

Bonus 1 - ManuMeuh
around the world :

Geo Visitors Map

D'où viens-tu lecteur ?

 

Bonus 2 - Toi aussi fait
meugler la boite à Meuh !



Fierté mal placée

Patate d'Or du 12/08/07 !
decernée par Everland
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Meuh à tous !!

B.O. de cloture : Cali - Je m'en vais

Vendredi 27 juillet 2007
Bon, a le demande expresse de Pépito dans les commentaires de l’article précédent, je vais un peut plus parler des toilettes Chinoises… Certains trouveront surement ce sujet d’article crétin et sans intérêt, mais il est pourtant capital, vu que tout voyageur en Chine y sera forcément confronté ! Et puis, quand on essaye d’analyser une culture, autant l’analyser dans son intégralité !
Ce point est d’ailleurs intéressant, vu que ça a été mon tout premier contact sociologique avec la chine : l’avion a peine posé sur le tarmac, avant même de passer la douane, j’ai ressentit un besoin physiologique fort naturel, d’autant plus violent si l’on considère le volume microscopique de ma vessie. Direction les urinoirs donc ! Et là, stupeur, me voilà devant des pissotières sur batteries ! Oui, le déclanchement de la chasse étant automatique, les urinoirs sont électriques (surement dans un souci d’hygiène, un panneau signal par ailleurs « Hand Free », soit « Regarde mec : sans les mains !! ») … Pourquoi ne sont-ils pas reliés au secteur, ça je me le demande encore !
De ce fait, sur l’ensemble des appareils à ma disposition, j’en ai malencontreusement choisit un qui affichait une batterie rouge clignotante : génial, j’étais tombé sur le seul urinoir qui n’avait plus de piles… Le voyage commençait bien !
Mais le véritable choc culturel sur ce sujet se fait bien plus tard, au moment où je découvre mon entreprise. Je remarque rapidement dans mes visites, qu’il y a de violentes différences de commodités entre les étages !
Attention : Pause point info pratique Chine ! Je profite de ce passage pour signaler un point important aux futurs visiteurs de l’empire du milieu ! Là où l’Europe parle de Rez-de-chaussée, les chinois parlent de 1er étage. Et ainsi de suite : ce qui est pour nous le 1er étage, eux le baptisent deuxième étage. Cela parait un point de détail, mais quand quelqu’un essaye de vous expliquer un itinéraire dans un bâtiment, ça peut avoir son importance, surtout si l’on ne veut pas finir perdu, seul, abandonné, et dévoré par des méchants chiens-loups enragés qui puent et qui ont en plus l’écume aux lèvres et tout et tout… Fin de la pause point info Chien, heu pardon Chine (légèrement dramatisée sur un ton post-apocalyptiquo-dramatique, mais ça passe…)
Donc, entre les étages, on dénote de grandes différences au niveau des toilettes :
Au premier étage (Où l’on trouve les salles de réunions pour les clients occidentaux, le service qualité, et le bureau du méga-big-méga-boss que j’ai toujours vu vide depuis mon arrivée) : Là on se croirait revenu au pays. Cuvette à l’occidentale (Non Pépito, pas de petits jets d’eaux pour nettoyer comme au Japon, mais du papier comme nous), urinoirs (sur batteries, mais chargées !! La classe !) nettoyés régulièrement et toujours « Sans les mains ! » … Bref, nikel (sauf si ils s’amusaient pas à virer ces foutues poignées de portes !!)
Au rez-de-chaussée (A peine un escalier plus bas, où l’on trouve un peu de comptabilité, et surtout en accès aux ouvriers de la production) : Ce coup-ci, on a de bonnes vieilles toilettes à la turque (au nettoyage aléatoire), mais le plus drôle, c’est pour les urinoirs : outre le fait que les batteries ne sont jamais chargées (ouf, je ne suis pas le seul à subir ça) la position des appareils est ridiculement basse ! On croirait voir les urinoirs pour enfants qu’on trouve dans les cinémas ou certains restos Français ! Je n’arrive pas à trouver de raison à cela… Certes les Chinois sont légèrement plus petits que les occidentaux, mais pas à ce point là ! Et pourquoi une telle différence entre les deux étages ? La pression subie en descendant un escalier as-t-elle tant d’effet ???
C’est une curiosité culturelle à laquelle je n’ai pas encore répondu… Mais je cherche encore (pas trop mais un peut quand même, surtout depuis hier où les toilettes du haut sont bouclées le temps de régler le problème « poignées » !)
Selon mes sources, les chinois des campagnes ne sauraient de toute façon pas utiliser les toilettes européennes, et seraient condamnées à mettre les pieds sur la cuvette, et a faire leur affaire à la turque, en équilibre vraiment instable. Je vous l’avais dit, ils sont trop forts ces chinois !
Prochain objectif (si j’en ai le courage) : les toilettes publiques ! Selon les rumeurs, l’odeur ambiante vous obligerait à en finir au plus vite ! Est-ce pire qu’en France ?? Je demande à voir ! (Enfin, pas tant que ça en fait !)
Allez Meuh !!
 
… Voilà, Pépito, t’es fier de toi ? Avec un article pareil je viens de faire fuir au moins la moitié de mon lectorat…Je sais que ça pèse pas lourd mais quand même !!
Revient lecteur ! Ce week-end, je vais visiter un temple, et je vais me faire masser les pieds ! Des supers articles en perspectives pour la semaine prochaine non ? Non ? Et si je te file un badge collector ManuMeuh ? Heu… Un mars ? 100 balles ? Les deux ?
Quoi ? Une voiture ? Pfff, ils abusent ces lecteurs…
Jeudi 26 juillet 2007
(Ca fait très Tigre et Dragon ce titre : Crouching Tiger and Hidden Dragon)
 
Découvrons : MARP - Méthode d’Analyse et de Résolution des Problèmes… Matière enseignée en début d’école d’ingé, et qui permet d’avoir une analyse un temps soit peu critique sur un problème donné… Exemple imagé :
Problème : un élément X est cassé ou a un disfonctionnement…
1) Méthode européenne : On laisse l’élément X en place, on fait une demande de travaux (qui a 60 % de chance de se perdre), on attend l’action de réparation (qui à 80 % de chance de ne pas aboutir) et si il n’y a pas de résultat (90 % du temps), on laisse l’élément X comme tel, et on relance une demande d’intervention.
2) Méthode chinoise : On retire l’élément X
Et là je dis : Ingénieux ! Sauf quand il s’agit de la poignée de la porte des toilettes !! RHAAAA !!
 
Bonus : Private joke
Attention, vous entrez dans le monde mystérieux de la private Joke, c'est-à-dire une blague lamentable compréhensible par une microscopique quantité d’élus… Ici, deux maxi (moi compris) dans tout l’univers.
Mais c’est ça aussi qui fait marrer ^^
Bref : vous connaissez Mario, le plombier moustachu, héro des jeux vidéos, qui casse de la tortue a tout va, qui voyage dans les tuyaux et qui grandit en moins de deux en avalant des champignons transgéniques ? (Et même que ça marche bien mieux que toutes les soupes que notre mère a essayé de nous faire gober lâchement tout au long de notre enfance sous prétexte de nous faire gagner quelques centimètres !! )
Vous connaissez également Luigi, son frère tout aussi plombier, qui avec son costume vert pomme et sa moustache resserrée, ferait un malheur a la Gay Pride ! (Car c’est bien connu, tous les plombiers on un bon coup de marteau… Hum, désolé)
Bien, mais saviez vous que nos deux lascars ont une sœur cachée ? Un secret inavoué ! Une jeune femme d’action et de choc contre les bestioles et la vermine !  Mesdames et Messieurs, voici Super Marion Bros. ! 

SuperMarion-Bros-small-.jpg

Marion chasse les bébêtes, s’infiltre partout, dans tous les tuyaux, et surtout nettoie tout ce qui bouge ! Car c’est bien connu, Marion brosse ;-)
Meuh !!
Mercredi 25 juillet 2007
Samedi, 17 heures. (Suite de l’article de Lundi)
L’heure du repas du soir arrivée, ma colloc m’embarque à une soit disant « party »… Une fête ?? Quel genre de fête ?
Et me voilà quelques minutes plus tard, dans un grand hotel-restaurent Chinois hyper hype où l’on est rapidement rejoint par des dizaines d’employés des bureaux de mon entreprise d’accueil. Et là la vérité me frappe  violement ! (PAF ! Aïïïïeeeee !!Mais, t’es conne la vérité de frapper aussi fort ! Franchement c’est complètement immature comme comportement ! Hum… Ou en étai-je ?)
Me reviennent alors immédiatement les paroles de mon collaborateur Belges (le seul avec qui j’arrive à avoir une conversation en Français ici) et qui m’avait dit : « Ce week-end, je ne serais pas là, mais si tu veux, il y a une fête pour le départ à le retraite d’un cadre… Tu peux y aller, mais faut aimer boire ! »
Alerte, alerte ! Je n’avais pas fait le rapprochement ! Merde, ils ne vont pas arrêter de tous vouloir trinquer avec moi, comment je vais faire avec mon gout ultra limité de l’alcool ???
Bon, Manu ressaisit toi ! Tu es en école d’ingénieur : des soirées où tout le monde roule sous la table et veux te faire picoler, t’as l’habitude ! Ce n’est pas une bande de chinois ronds comme des barriques qui va te faire peur ! Optimisme, quand tu nous tiens…
 Je m’assoie donc. Première constatation : il n’y a toujours pas d’eau a table… Normal ! Par contre, les seules boissons dispos, c’est du vin rouge, et du whisky : ça promet !
Les plats commencent à arriver (on est là pour manger aussi quand même !) et sont répartis sur les trois grandes tables rondes qui regroupent les invités. Le système est toujours le même : un grand plateau central tournant supporte tout les plats, et chacun fait tourner le tout en se servant a sa guise…

Ce que j’aime dans les repas Chinois, c’est les couleurs !

Homard sucré-salé, beignets de porc mijoté, poulet (très) épicé, tofu, feuilles de lotus farcies… Tout cela est très fin et très varié ! Il faut dire qu’on est dans un grand resto !
Mais les premiers toasts commencent… D’abord vers l’intéressé (le futur retraité est à l’honneur tout de même) puis ça fuse rapidement dans tous les sens ! On trinque a droite, on trinque a gauche, avec 2, 3, 10 personnes a la fois. Rapidement les gens se lèvent pour aller trinquer avec ceux des autres tables. Comme je m’y attendais, tous les cadres veulent trinquer avec le petit client Français de service : moi ! Ils se présentent d’abord a la table pour un premier toast, puis se ruent sur moi pour trinquer de nouveau avec un sourire déjà plus très net : « Cheeeers !! » qu’ils me font (équivalent anglais de notre « A ta santé ! »). J’hésite à ce moment là à sortir la blague anthologique : Comment les Chinois font ‘Tchin-Tchin’ ? Et bien ils disent ‘France-France’ !
Mais je m’auto-prive rapidement de cette humiliation. Grace aux toasts, je rencontre le human ressource manger, le main factory manager, le human ressource manager (tient, il y en a plusieurs ?) etc. et même jusqu'à l’ultra-big boss qui se sent obligé de me taper dans le dos et de me tripoter de façon pseudo-amicale pour montrer son intérêts a l’entreprise Française, le tout en me serinant des « Nice to meet you, nice to meet you ! »
Pour survivre a cette ingestion d’alcool en haute quantité, (moi qui ai horreur de ça) je tente de savourer mon verre de vin pour le faire durer le plus longtemps possible… Sous mes yeux se déroule le plus effroyable des spectacles : les chinois picolent sans aucune conscience du gout ou de la saveur du vin ! Ils boivent des grands verres culs-secs, et je vois même régulièrement apparaître les mélanges les plus improbables (wisky-vin rouge, soda-vin rouge…). Une pauvre fille qui s’était mise à l’eau (Haaa ou elle en a trouvée ? La garce, elle avait amenée sa propre bouteille !) s’est même vu verser du vin dans son verre remplit d’eau claire pour qu’elle puisse trinquer avec ‘de la couleur’ comme ils disent.
Ma ruse d’économie du vin rouge, finit par être éventée : Un autre bidule manager se sent offensé que je ne finisse pas mon verre cul-sec en trinquant avec lui… C’est une question de respect par rapport à l’autre ici. Deux collègues doivent redoubler d’ingéniosité pour lui expliquer mon gout limité de l’alcool, et pour pas que ça dérape avec ce cadre qui est déjà sacrément soul !
Un autre, plu sympathique, m’explique (par traduction interposée) que, si je ne bois pas tout mon verre avec lui, il ne me présentera pas ses deux filles de mon âge. Et qu’en plus, je ratte quelque chose car le vin est très bon !
Je lui fais traduire ma réponse :
1) Mon cœur est déjà prit !
2) Pas besoin de goutter un vin qui vient de chez moi !

En effet, non seulement le vin est français, mais c’est un bordeaux ! Même au bout du monde, impossible d’échapper à l’Aquitaine ;-)

21-07-07--Bordeaux-.jpg 

Les toasts continuent à fuser aux quatre coins de la pièce, tels des balles sur un champ de bataille alcoolisé.
Enfin, le repas se termine en apothéose pour moi : un des derniers plats apporté sur la table n’est ni plus ni moins que de la tortue. Ou plutôt, de la carapace de tortue bouillie sur un lit de riz… Je m’amuse beaucoup a observer les regards dégoutés des convives face à ce plat traditionnel… Il faut savoir que beaucoups sont taïwanais dans cette entreprise, et que les taïwanais font un fort rejet des traditions et des éléments culturels chinois (je développerais ce point assez intéressant dans un futur article).

Je suis donc le seul à tendre mes baguettes vers ce plat étrange : je suis là par pour découvrir, alors gouttons la tortue ! (C’est les trucs marrons foncés sur le dessus)

Bien qu’étonnamment mou, le tout est très bon ! Ma Chérie a voulu plus tard que je lui dise si c’était plus proche du légume ou de la viande… La consistance est celle de l’artichaut, mais le gout est indéfinissable !
A l’occasion, je vous le conseil ! Pui les convives s’éclipsent un à un… Bilan ? Si le femmes marchent droit, certains hommes auront du mal à trouver la sortie !
Bon appétit bien sur ;-) Meuh !!
Lundi 23 juillet 2007
Samedi… Midi passé… Je marche le long d’une rue parfaitement propre…  Je suis dans un quartier chic !
Je ne croise que des chinois à vélos… Comme a leur habitude, ils me dévisagent intensément quand ils arrivent à mon niveau. J’attends avec impatience celui qui se vautrera pour m’avoir regardé trop longtemps au lieu de guetter ce qui se passe devant son guidon…
 Ma colloc a disparue ce matin, je l’ai attendue en vain : j’ai du partir en quête de nourriture par moi-même. Mes armes ? Mon livre des conversations Chinoises, et une carte marquant l’emplacement d’un restaurant, filée par un collègue.
Je croise un couple d’occidentaux depuis l’autre côté de la rue… Ils sont avec un enfant en poussette. Etrange, ce sont les premiers humains non asiatiques que je croise dans la rue depuis que je suis ici ! Je songe un instant à leur demander la route, mais je renonce… Quel est le pourcentage de chance qu’ils parlent français, ou même anglais ? Et puis je peux trouver par moi-même. On s’observe de chaque côté du macadam, comme des bêtes étranges mais familières dans un environnement étranger hostile.
Pas vraiment hostile dans le sens agressif, mais plutôt « non adapté »… Ils passent. Cette rencontre renforce le malaise qui me pèse de puis ce matin. Je suis à l’autre bout de la terre, loin de mes proches… Ils me manquent, ma Chérie me manque. Et je sais que si j’ai un problème a cet instant précis, personne ne pourra m’aider car personne ne parle un mot des langues qui sont à ma portée, et inversement !
Je suis dans un autre univers, régit par d’autres règles… Je suis dans une société que je ne comprends pas, mais surtout qui ne ME comprends pas… C’est moi l’intrus ici.
Je retourne mon plan dans tous les sens. Je bénis les autorités chinoises d’avoir mis la traduction anglaise du nom des grandes rues sur les panneaux. Rien à faire… Je suis au bon endroit, mais quelque chose cloche : la rue qui devait être une impasse sur mon plan, s’étends jusqu’à l’horizon dans la réalité…
Merde. je reste planté sur place… A un croisement, avec mon plan dans les mains… Je me sens perdu. C’est un sentiment assez indescriptible. Je sais où je suis, mais je me sens complètement égaré. Les chinois continuent de passer en me fixant avec d’autant plus de curiosité : la bête de foire par excellence. Mon amour, tu me manque…
Je comprends soudain ce qu’a pu ressentit le héro de Sofia Coppola, joué par Bill Murray dans son premier film : je suis Lost in translation. Un sentiment profond d’être complètement hors du coup.
Et là, c’est très étrange… Dans le pays le plus peuplé de la terre, dans cette immense ville, entouré par plus de 3 millions d’âmes, je me sens pourtant incroyablement seul. …Chérie…
Allez, on se bouge : je retourne sur mes pas. Je le trouverais jamais ce resto, pas avec une carte biaisée. J’ai repéré un coffee shop où l’on peut manger.
Là surprise, le coffee shop est vide, sauf une table qui est occupée par mon trio occidental croisé plus tôt.
J’essaye de commander un steak (histoire de me remonter le moral) mais on m’explique avec peine le problème (Oui, je suis dans un resto occidental pas excellence, mais aucun membre du staff ne parle un mot d’anglais… La chine a encore de gros efforts à faire au niveau de l’ouverture sur le reste du monde) : Il est 12h50, l’heure du repas est terminée… Ils ne servent plus de repas chauds. Merde, faut vraiment que je m’habitue aux horaires chinois !
Je commande donc un sandwich, et se que je crois être deux boulles de glaces… étrange  ils ne me demandent même pas les parfums ! Surement car ils ne sauraient les traduire !
Le sandwich arrive, j’observe mes occidentaux du coin de l’œil. Le repas est tout de même très bon. Le sandwich est coupé en quatre, chaque morceau étant piqué sur un cure-dent. (Note pour plus tard : ne pas enlever le cure-dent avant de croquer… En fait ça maintient le tout : je m’en suis foutu partout ! Mais bon, en chine, croyez moi, ce n’est absolument pas grave !)
La glace arrive : j’ai bien commandé deux boulles de glaces, mais sur la totalité des parfums qui existent sur cette planète, ils m’ont choisis (au hasard surement) les deux seuls que je ne supporte pas : café et menthe ! Moi et ma chance. Bon, je mange malgré tout.
Le petit garçon du couple occidental fait le pitre au prêt des serveuses chinoises : il me redonne le sourire. Ses parents le rappellent pour qu’il finisse son assiette : miracle ! Ils sont français.
Au moment de payer, je les salue. Eux aussi son surprit. Les français sont rares ici, alors c’est un sacré coup de bol de se croiser au hasard comme ça. On discute, on rigole, on se tutoie, on s’échange les numéros de téléphones… On se fera une bouffe prochainement !
Je pars le cœur plus léger... Cette rencontre m’a fait du bien.
Mais la journée n’en avait pas finie avec moi : il me restait à participer a un repas festif chinois le soir… Je n’étais pas au bout de mes surprise (T’ain, loin de là !)
Mais ce récit est pour demain ;-)
Allez, meuh !
[EDIT : Excellente remarque de K20 ! Lost in Translation n'est pas le premier film réalisé par Soffia Coppolla : c'est The Virgin Suicide. Pardon pour cette erreur ! Sinon, la suite du récit de la journée, c’est pour Mercredi !]
Vendredi 20 juillet 2007
Quand j’ai apprit que mon permis de conduire ne valait rien en chine, j’ai été assez déçus. En effet, je n’aime pas être esclave des horaires des transports en communs ou du prix exorbitant des Taxis.
Pourtant, pour ce voyage, je me suis dit que je pourrais au moins m’en contenter (Surtout vu leur prix dérisoire : Centre Ville – Banlieue, 2 €… Ca vous fait rêver les parisiens !) et au pire emprunter un vélo… Mais voilà, aujourd’hui je n’en veux même plus de vélo !! Et je rêve de rues exclusivement piétonnes !!
Car, pour tout occidental non fortement entrainé, un chinois sur plus d’une roue est un danger extrême potentiel !
Prenons un exemple : ManuMeuh tente de rejoindre son appartement. Il faut donc héler un taxi : j’arrive assez vite à en trouver un de libre… Je baragouine ma destination en chinois, et c’est partit pour le moment de terreur du jour !
J’essaye une fois de plus, machinalement, de mettre ma ceinture : en vain. Il faut savoir que la ceinture de sécurité en voiture n’est obligatoire qu’à l’avant, et qu’en plus, les passagers, comme les chauffeurs font très rarement l’effort de la mettre. C’est spécialement fun dans les taxis où, dans tous ceux que j’ai pu voir, aucun n’a le petit truc pour attacher le tout, qui sort des sièges arrière… Les ceintures, par contre elles, sont bien toujours présentes et dans un état impeccable ! (Pour ce qu’ils les usent !)
Le taxi est parti… Et là, ça devient encore mieux que tous les trains fantômes de la foire du trône ! Ca roule, et ça roule vite : les voitures slaloment, klaxonnent sans arrêts, doublent par la gauche, par la droite, par devant, par derrière… Il y en a partout !
Et vas-y que je te coupe la route, et que je m’insère n’importe quand dans un rue à fort passage (Vous avez dit prio-quoi ? Priorité ? Pfff, connait pas !), mais ça ne s’engueule pas ! Non, tout ça reste très courtois, mais par contre ça y vas en violent appels de phares, et bien sur, ça klaxone, klaxone, klaxone encore, quelque soit le lieu, l’importance, l’intérêt ou le message à faire passer.
Comme tout le monde le sait, la Chine, c’est le pays des deux roues (plus les deux roues motorisés maintenant, genre scooters et mobylettes que les vélos qui se font plus rare). Il y a donc une majorité de conducteurs de véhicules de ce type (dont une minuscule minorité porte le casque), mais ce n’est pas pour ça qu’ils sont plus respectés ! Sachez le, c’est le plus gros et le plus rapide qui passe (sans oublier celui qui a le plus gros klaxon !).
Donc on trace gentiment au feu rouge (en klaxonnant of course) et tous les deux roues qui étaient en train de traverser doivent expressément faire place !
Là aussi, pour traverser, prévoyez de faire une petite prière avant poser un pied sur le macadam. Vu le faible pourcentage de passages piétons (là encore, vu comment les conducteurs y font attention, ça ou rien, c’est pareil !) il faut avoir le courage de se jeter dans la fosse en courant, et en espérant arriver en vie ! Il arrive parfois (pas plutôt qu’hier) de se retrouver bloqué sur la ligne blanche qui sépare symboliquement les deux voies sans pourvoir bouger, et en espérant qu’aucuns d’eux n’aura l’idée d’y passer ! (Car oui, quand vous êtes sur la voies la plus à gauche, et quand vous ne pouvez pas doubler, vous n’avez qu’a passer sur l’autre sens de circulation le temps de dépasser le trainard… Il faut juste penser à klaxonner pour avertir ceux qui arrivent en face, et en général, ils ne s’en privent pas !)
Bref, vous l’aurez compris, un foutoir incroyable où seuls les chinois peuvent survivre… Pied sur le frein, prêt à piller, main sur le klaxon, je ne prendrais pas une voiture en Chine, sans un vrai chinois pour me conduire !
Et vous savez pourquoi ? Ils sont juste habitués : depuis que je suis ici, je n’ai pas vu UN SEUL ACCIDENT ! Pas de tôle froissée, rien… Ca passe toujours à quelques millimètres de la collision, mais sans se toucher…
Moi je vous dis, ils sont trop forts ces Chinois !
Allez, Meuh !!
 

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