Meuh à tous !!
B.O. de cloture : Cali - Je m'en vais
Aujourd’hui, un article simple, facile, et qui me demande un minimum de temps…
Pourquoi ?
a) Certain articles de cette semaine m’ont déjà pris pas mal de temps, et je ne vais pas griller toutes mes cartouches créatives la même semaine !! Non mais oh, faut économiser ces petites choses là !
b) Cette journée est une de ces journées maudites, où vous avez pas mal de boulot, et vu que vous le fait vite, vous provoquez des conneries telles que le directeur de Prod a envie de vous arracher la tête, dès 8h25 du matin… Bref, une journée où vous avez l’impression que tout le monde vous en veut, et ce n’est pas forcément qu’une impression ! (Moi, parano ? Noooooon !)
Donc, c’est le web qui vas bosser pour moi aujourd’hui : je vais vous faire partager deux excellentes vidéos que j’ai pu trouver au grès de mes tergiversions sur le net.
J’annonce tout de suite, les deux requièrent obligatoirement du son ! (Dommage pour ceux qui lisent au boulot ! Z’avez qu’à bosser !)
Ne vous laissez pas abuser pas le titre de la première vidéo, c’est un petit bijou de réalisation. Avec un message pas trop optimiste pour ceux de ma génération, ce mini-métrage a quand même réussi à attaquer la bonne humeur légendaire de l’ami Pépito, et ça, quand même, ce n’est pas rien ! Un message fort, un montage excellent, et des effets de « toute beauuuté » : Bon visionnage…
Ca calme non ? Bon, pour vous remonter le moral, voici un petit truc plus fun !
Cette vidéo s’adresse à toi, ami explorateur, qui découvre le beau monde de l’Internet… Toi qui pense pouvoir consulter tes mails sans avoir aucun proposition malsaine par Spam, ou bien toi, qui croit encore pouvoir avoir une conversation saine et objective sur un tcha’t…
Bref, à toi l’ingénu, une petite séance d’information délicieuse par RedVsBlue…
Attention, anglophobes vous ratez quelque chose : V.O. only sur ce coup là !
"You deserve to dieeee dieeee Go in hell and burnnn !!!"
… Sur ces bons mots : excellent week-end à vous ! Meuh !!
Mardi 27 Mars 2007, 19 heures 10
Un décor simple…
Je joue un peu avec le distributeur de billets, histoire de détendre l’atmosphère… J’arrive à mettre la machine en Allemand : ce qui devait provoquer un petit rire, ne déclenche qu’un regard exaspéré avec un sourire en coin… Je la comprends, c’est très con, mais je ne sais plus quoi faire pour penser à autre chose
Il n’y a pas foule, foule, foule…
Un décor simple : des rails, des quais, des abris, des écrans d’affichages… Un gare normale quoi ! Dans un coin, des flics des douanes se la jouent en lançant des regards suspicieux à tout le monde. Sur des cadres noirs, on voit quelques pubs. On regarde notamment elle et moi, l’affiche du premier film de Miyazaki fils.
- On ira le voir hein ?
- Bien sur, on adore tous les deux les films du père…
- Ca sort quand ? J’ai pas mes lunettes !
- Le 4 Avril, c’est bientôt.
Tout ça pour combler le silence, essayer de penser à autre chose.
La petite menotte agrippée à ma pas-si-grosse main se resserre.
- Trop bien, mon train a cinq minutes de retards ! Ca nous fera un peu plus de temps tous les deux !
On se pause à un endroit du quai… Elle me demande d’accrocher les étiquettes à ses bagages. Je fini par accrocher l’étiquette à rien du tout, juste autour d’elle-même…
- Mais qu’est que tu fais ??
Je pense à autre chose… On s’agrippe, se câline, se chuchote des paroles après tout communes, mais sur le moment on en a rien à foutre.
Ce départ me soule, soule, soule…
- J’ai pas envie de partir
- J’ai pas envi que tu partes ! Mais tu dois passer le CAPES, même si ce n’est qu’un coup d’essai, c’est important !
- Je sais, mais j’ai pas envie de te laisser…
Je la serre fort, on se dandine, je chantonne… Le train va arriver… Il n’aura pas 5 minutes de retards finalement.
[Enfoiré ! Pour une fois que tu devais être à la bourre !!]
On se câline, on chuchote, on se répète…
- J’ai pas envie de te laisser…
- J’ai pas envi que tu parte…
On s’agrippe, on s’embrasse les yeux fermés… Dans notre dos, on entend le train qui freine… Il roule, roule, roule…
Elle finie par monter, on a tous les deux des regards de chiens battus… Je grimpe sur la porte pour l’embrasser fort, fort, fort, mais je dois finir par descendre rapidement pour laisser monter un gars, membre d’un autre couple qui se sépare. La porte de referme, je veux voir ma chérie, mais le mec se pose devant la fenêtre de la porte pour dire au revoir à sa moitié restée sur le quai, à côté de moi… Il prend tout le carreau.
[Dégage mon grand ! Il n’y a pas que toi qui veux faire coucou par la vitre !!]
Mais je vois ma Chérie à moi qui se décale pour se poster quelques fenêtres plus loin.
Je dégaine mon portable… Le temps de pester contre le scouateur de hublot, et de s’échanger des mots à nous, et le train est déjà loin… J’ai la dernière image de ma Profiterole chérie qui n’aura personne pour la réchauffer ce soir.
Je me sent comme un con, une fois de plus… Là a rejouer un des pires clichés de l’histoire du cinéma… T’ain, ça fait mal.
Je dégage du quai… Et les larmes coulent, coulent, coulent, ou du moins essayent.
[Merde Manu, c’est pas la première fois que tu la ramène à la gare. Arrête ça !]
Les mecs des douanes me jettent un regard patibulaire mais presque. C’est pas le jour les gars… Finalement, ce n’était qu’un coup d’œil à leur manière : froid et inutile. Je regagne le parking.
[Allez putain, remet-toi ! Tu la revois dans quelques jours… C’est rien !]
Je grimpe dans la 206 et lance le moteur…
[T’es con hein : tu part bientôt pour 3 moi en Chine… Imagine ce que ça va être, si tu te mets dans cet état pour 1 semaine !!]
Pourquoi es-ce toujours aussi difficile… Je hais les gares… Je hais les trains… Je t’aime…
Et ma voiture roule, roule, roule…
En musique, j’ai des larges périodes de rechutes. Pendant ces phases plus ou moins nostalgiques, je me repasse les morceaux que j’écoutais il y a 4, 6, 10 ans…
En ce moment, je suis en pleine période Tryo, notamment les Live (c’est là qu’ils sont les meilleurs, et de loin). Ce qui est marrant, c’est de voir que certaines paroles sont immuables, qu’elles datent de quelques années, ou qu’elles soient plus lointaines…
Un exemple ?
« A gauche ? A droite ? Rien ! »
…
« Bienvenue novice au marché électoral
Pas l'temps d'aller s'inscrire, oublié ! Trop d'travail !
Ou qui s'est érigé un de ces principes moral :
De se sentir citoyen et de refuser d'aller sur la bataille
Ils doivent se réjouir, envahissant le nerf de la guerre
Récoltant les voix de la bourgeoise à la fermière !
Tu n'imagines pas la puissance que tu es !
L'histoire c'est toi, l'histoire c'est toi qui la fait !
Alors tu descends dans la rue combattre la peste brune
Toi qui n’as jamais jamais pris le chemin vers les urnes
Il est temps de brandir ses convictions à la main
Construisant une assise pour se sentir citoyen
Mais les extrêmes c'est toi
C'est toi quand tu ne votes pas ! »
Tryo – Extrait de la chanson « Les extrêmes »
J’apprécie pas mal. Allez, un autre extrait pour le fun…
« Regardez-les se disputer leur place à l'Elysée !
Regardez-les se faire emprisonner au lieu de nous gouverner !
Regardez-les se dénoncer, cracher sur leurs alliés !
Regardez-les ! Ayez pitié car les hommes politiques sont à chier ! »
Tryo – Extrait de la chanson « Regardez-les »
C’est fou ce que ça peux être d’actualité tout ça !
Meuh !!
Super week-end : outre le visionnage d’un film extra (Ensemble c’est tout, que je conseille fortement), du shopping rentable (le sublime dernier tome de la série du Monstre de Enki Bilal, ainsi que le magnifique Pleasantville pas cher en DVD) et un vendeur honnête (des jolies chaussures que je retournerais acheter la semaine prochaine, car le gars m’a dit qu’il y aurait une promo… Je n’en ai pas cru mes oreilles !!), j’ai également enfin consommé le cadeau de St Valentin de Chérie (souvenez-vous…).
Nous sommes donc allés main dans la main au concert d’Olivia Ruiz à
Je parlerais assez peux du concert en lui même, vu qu’il n’y a rien de particulier à dire : la petite Olivia est géniale, et est en plus entourée de musiciens d’exceptions. Il en ressort un concert extra, énergique est mélodieux, qui réserve en plus quelques surprises (des reprises surprenantes !). La chanteuse se lâche complètement sur scène, joue bien avec le public, et booste certaines chansons de son répertoire. Pour preuve, on a réécouté le CD le lendemain du concert, et on a trouvé tout de suite les chansons beaucoup plus ternes par apport au live !
Mais, sur un blog, c’est beaucoup plus drôle de parler des trucs qui ne vont pas !!
Je ne disserterais pas non plus sur les conditions très limites de la salle de concert (tout le monde debout, entassés, dans une chaleur de gnous, mais ça, c’est toujours pareil dans cette salle) et sur les parents irresponsables (qui, connaissant les conditions difficiles du concert, et sachant que des petits ne pourraient rien voir à cause du « tout le monde debout », amènent quand même leur 6 enfants pour avoir le plaisir de pester, pousser tout le monde et faire grimper les gamins sur les gens « Pour qu’il puise voir les petits, on a payé, merde ! »… no coment)
Non, non rien de tout ça… En effet, il sera plus drôle, et bien plus jubilatoire de vous parler de la première partie du concert… Il parait qu’il n’y a qu’à Bordeaux que ce groupe a fait la première partie de la petite hispanique… On en a eu de la chance !
Ils se sont présenté comme tel « Nous sommes le groupe Sabo : ça s’écrit ‘S’-‘A’-‘B’-‘O’ !! »
Et à ce moment là, on ne savait pas encore à quel point ça allait être moisi ! (ça s’écrit ‘M’-‘O’-‘I’-‘S’-‘I’ !!)
La salle subjuguée, à donc alors vu un chanteur flanqué d’une bassiste et d’un guitariste, commencer à se ridiculiser, au grand désespoir des centaines d’oreilles présentes.
Le dit ‘chanteur’ beuglait dans son micro tel un cochon qu’on égorge à coup de « BEUUAAAAA » ou de « HAAAAAAMMMMMM » ou encore de « BIBAP, BIBAP ! » au milieux desquels on pouvait distinguer quelques paroles sans queues ni têtes… (Du styles « Pourquoi personne ne m’appelle... » Vu la performance, on se pose pas trop la question.)
Entre les 4-5 chansons (Si ! Il parait que ça en était, des chansons !!) on avait droit a des lancement et des intermèdes de folies : « Cette chanson est issue d’une belle anecdote, mais que nous avons pas le temps de la raconter ! »… Trop fort !!
Mais, au détour d’une chanson sur MySpace, Sabo c’est aussi des titres de folies : « Cette chanson raconte ce qui c’est passé à X heure, sur la route Y… Nous avons pas le temps de raconter cette histoire, mais sachez que la chansons se nomme ‘A X heures, sur le route Y’ » et il se remet à beugler « BOUUUUUAAAAAAAAA… ».
Les gens dans la salle se regardaient mi-amusés, mi-gênés… Même le pauvre guitariste/pianiste (qui se débrouillait bien, lui) a explosé une des ses cordes en plein milieux d’un morceau…
Mais là où l’échec a été total, ça a été juste avant la dernière chanson : essayant un intermède supplémentaire « Et donc pour cette dernière chanson… », le chanteur a été coupé par un violent « Haaaaaaaaa » de soulagement non dissimulé, en provenance du public.
C’est là que je l’ai admiré : il a gardé son calme, s’est drapé dans sa dignité, a esquissé un sourire, a fini son intro moisie et a joué son morceau…
Moi je dis, chapeau ! Il ne sait pas chanter, mais il est parti avec classe, sans se soucier de laisser une salle morte de rire !
Par contre, je pense que le soir, dans la loge, ça devait être lexomil pour tout le monde… Ou alors la corde !
Meuh et vive la chanteur de ‘Sabo’ !! Un one-man-show a lui tout seul !!


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