S’il y a bien un point sur lequel les différences culturelles s’expriment, c’est bien sur les impératifs de politesses selon les pays !
Par exemple, se moucher devant quelqu’un au Japon, est une des pires impolitesses dont vous pouvez être capable… Faire le signe du stop dans un autre coin du globe, peux être interprété comme un
bras d’honneur… Qu’en est-il pour la Chine ?
Attention : sachez regarder cet article avec circonspections ! Si les chinois peuvent
paraître rustres dans certains cas, il faut se souvenir qu’ils nous sont supérieurs dans bien des domaines autres que « la politesses d’apparence », notamment du point de vu du respect
de l’autre ou de l’hospitalité (bien plus importants selon moi), sur lesquels nous sommes loin d’être performants… Par exemple, sur la façon de traiter les anciens, les petits occidentaux que
nous sommes ont de grandes leçons à prendre du monde oriental !
Enfin j’aimerais souligner qu’à l’époque où la Chine développait une culture d’une finesse rare, nos ancêtres pataugeaient dans la boue ou moisissaient dans leurs châteaux forts miteux, entouré
de leurs richesses matérielles…
A table :
J’en ai déjà parlé dans d’autres articles, mais alors là : pas de tabous ! Ca slurpe et ça renifle, ça mange avec les doigts et ça rote le
plus fort possible, personne ne s’étonnera jamais de rien ! Le chinois est à tables pour dévorer, et pas pour se prendre la tête. Je pense que je vais avoir du mal à me refaire aux habitudes
Françaises qui, avouons le quand on voit ça, font beaucoup de chichi pour pas grand chose ^^
Par contre, si deux conversations animées complètement différentes se croisent, celui qui a le droit de continuer, est celui qui crie le plus fort ! Avoir de la voix en Chine, est une
garantie de pouvoir finir ses phrases…
Dans la rue :
Quand il marche, une seule chose importe au chinois : sa destination ! Qu’importe que vous soyez sur sa route… Il vaut mieux alors prendre soi-même
l’initiative de se pousser de quelques mètres.
En me baladant, j’ai également vu de très nombreux couples féminins se tenir la amoureusement la main… Je m’étonnais alors de voir des couples homosexuels si affichés dans un pays qu’on m’avait
décrit comme strict ! Heureux de cette évolution, je devais vite déchanter : en fait, il est même assez impoli pour les couples hétéros d’afficher un quelconque signe de leur amour en
public ! Seuls les jeunes s’y risquent parfois…
Alors, qui sont tous ces couples féminins si intimement attachés par la main ? Tout simplement des amies ! En effet, les amis se promènent ainsi attachés, comme on pourrait voir deux
petites filles se tendre la main chez nous. Sauf qu’ici ça se fait à tout âge.
Les enfants en bas-âge :
Je ne sais pas ce qu’il en est l’hiver mais je peux confirmer que l’été, TOUS les bébés chinois sont présentés pareils : cheveux presque rasés, et petit
tablier qui laisse les fesses bien apparentes.
Et non ! Pas de couches !! Les bébés chinois font ainsi naturellement leur besoin quand l’envie se fait sentir… J’imagine certains regards dégoutés de mon lectorat, mais sachez que, par ce
moyen, les bébés Chinois sont propres bien plus tôt que les notres ! Respect ! Et oui, quoi que vous puissiez dire (« Dégueu !»,
« Barbare !», etc.) il est probable que tous les chinois de la création aient appris à gérer leur corps à un âge bien plus avancé que vous !
Evacuer sa salive :
Nous y voilà ! Le truc dont tout le monde vous parlera au retour d’un voyage en Chine, c’est les crachats ! Un chinois standard se voit obligé
d’évacuer (très) régulièrement sa salive pour pouvoir vivre en paix sa vie de chinois… Mais plutôt que d’avaler cette substance si peux appétissante, il préfère la cracher ostensiblement aux yeux
du monde.
Le chinois crache ! Partout, tout le temps, quelque soit l’heure ou l’endroit : dans la rue, au travail, ou chez lui… Et bien évidement, sauf si il y a des consignes particulières (dans
certaines entreprises, ou dans la ville de Pékin/Beijing qui fait une campagne contre ça en vu des J.O.) ils crachent directement par terre !
Conseil : Comment ne pas se faire cracher dessus ?? (C’est arrivé à pas mal d’expatriés)
Hommes comme femmes chinoises, signalent leur crachat suivant par un magnifique et profond raclement de gorge sonore, reconnaissable entre tous (genre « RRRRHHHHHH…
Pfiout ! », vous savez, le genre de raclement qui ramasse bien toutes les glaires au fond là… Humm, Miam !). Ou moment où vous entendez ce bruit, repérez vite le
chinois émetteur, et planquez vos chaussures !!
Alors, toujours persuadés des charmes de l’orient ;-) Meuh !!
Je m’interroge depuis peut sur une expression française bien a nous… Quand on se retrouve dans l’impasse, et que notre cerveau n’arrive plus a synapser
correctement face a un problème, on se sauve souvent la face en déclarant :
« De toute façon, tout ça, c’est du Chinois pour moi ! »
Et oui… Quand le pseudo technicien de la maison se retrouve devant la notice en 3 volumes du nouvel appareil Hi-Fi de la maisonnée, ou quand le bricoleur du
dimanche tente de monter son étagère Ikéa, ou
encore quand mes instituteurs regardaient mes cahiers d’école, la réflexion est toujours la même : « C’EST-DU-CHI-NOIS ! » (Hum, bon j’avoue, pour mes cahiers d’école, ce n’était
pas qu’à l’école… Heu, hum, ça un peu continué après… Voir encore aujourd’hui… Enfin bref !)
Mais pourquoi le Chinois ? Pourquoi pas le Japonais, le Vietnamien, ou encore le Russe… A ben oui, c’est cotons aussi le Russe avec leur alphabet
cyrillique là !
Et bien non : c’est passé dans le langage courant depuis longtemps. Pourtant, quand les Chinois se creusent la tête sur un problème, il ne leur
viendrait jamais a l’idée de dire que « c’est du français » pour eux ! Pourtant,
dans le genre tordu, le français, on a du mal à faire mieux !
Alors, d’où ça vient tout ça ? Quel est l’origine linguistique ou/et historique ? J’ai eu beau chercher, je n’ai pas trouvé d’explications pour
cette expression.
Alors, amis historiens, ou fans des théories vaseuses, c’est à vous : j’attends vos propositions ! Même les plus farfelues seront analysées…
Hein ! Suivez mes regards… -_--_--_--_-
Damned, je m’étais pourtant bien organisé ! En vue de mon voyage, j’avais prévu d’aller chez le coiffeur juste avant mon départ en juillet… (Cette
dead-line provoqua d’ailleurs l’exaspération de mon entourage, ma chevelure étant retournée à l’état sauvage bien avant cette date). J’espérais ainsi pouvoir faire l’impasse de l’expérience du
coiffeur chinois, qui, je vous l’avoue, m’effrayait un poil !
Pourtant, ma wild moumoutte étant ce qu’elle est, et vue sa vitesse de croissance, je me suis rapidement retrouvé en manque de coups de ciseaux… Au vu du prix dérisoire ici (3€50 la coupe, enfin
des coiffeurs qui ne donnent pas l’impression de se faire arnaquer !) et après quelques remarques supplémentaires de collègues (les hommes chinois ont tous les cheveux coupés très courts…
Pas style ‘para’, mais pas loin) je me suis donc décidé à tenter l’aventure du coiffeur chinois ! Pauvre de moi.
J’ai eu quelques avertissements de la part d’expatriés avertis : attention quand tu choisis ton salon de coiffure ! S’il y a des néons roses, et des froufrous, c’est probablement une
maison close déguisée ! Ha… Déjà que j’avais peur de pas arriver à expliquer la coupe que je voulais…
Qu’à cela ne tienne, je demande l’aide d’SOS-Colloc-Secourt. Elle compatit à ma détresse, et me signale en plus que mon statut d’étranger risque de faire multiplier les prix par 10. Ca se
présente bien ! Mais dans un élan de générosité supplémentaire, elle accepte de m’accompagner dans ce périlleux voyage… Ca pourra m’éviter de me faire arnaquer, et j’aurais une traductrice
en direct pour exprimer toutes mes espérances capillaires !
On file en Taxi, on traverse une rue, et nous voilà rendu dans son salon favori. Là on est immédiatement pris en main ! On nous sert un thé absolument
infâme (des thés, j’en ai bu des très bon ici, mais celui-là m’a fait penser a du jus de poireau) ce qui semble en plus être un privilège d’occidental, vu que tous les autres clients sont à
l’eau… Snif, personne ne veux échanger ?
Après un peu d’attente, c’est le shampoing… On nous allonge sur une banquette horizontale, la tête posée dans un évier… Je ne vois dépasser que le visage de
mon coiffeur au dessus de moi, qui apparaît en ombre (chinoise) devant les fortes lumières du plafonnier. Il met ensuite un petit masque de chirurgien (surement par habitude des clients a
l’hygiène aléatoire) ce qui me fait moyennement plaisir et renforce mon sentiment : là, allongé, sous la lumière avec le mec et son masque de toubib, j’ai l’impression de passer su la table
d’un blog opératoire… « Infermière, bistouri ! »
Et là, la torture peux réellement commencer, avec deux événements simultanés :
1) Le coiffeur commence à faire couler l’eau, et de la vapeur s’élève de derrière ma tête… Je commence à paniquer un chouilla : «T’ain, il va m’ébouillanter, il va
m’ébouillanter, il va m’ébouillanter… »
2) La radio du salon termine un morceau de techno répétitif, et commence à lancer une nouvelle musique… C’est la première fois que je reconnais une chanson occidentale à la radio chinoise…
« Ho non… Merde, tout mais pas ça… Pas eux… » Et c’est là que j’entends s’élever la voix des ces foutus ‘chanteurs’ d’Ozone avec leur morceau
maudit : ‘Dragostea Din Tei’ (Cliquez sur le titre pour voir le clip, pour ceux qui ne se souviennent pas de
cette horreur)….« NOOOOOOOOONNNN !!!! PAS CAAAAAAAAA !!»
Pendant que j’essaye de couper toute les entrées auditives de mon corps, le coiffeur fait son office… Ce n’est pas si brulant que ça finalement, et il masse
légèrement le cuir chevelu. Je me concentre là-dessus pour ne pas entendre les terrifiants ‘Nu ma nu ma iei ! Nu ma nu ma iei !’ de la radio.
Une fois le shampoing terminé, on me ramène à ma place. Sur les derniers beuglements de Dragostea Din Tei, le coiffeur vient me masser les épaules
délicatement… Haaaa, je me relaxe…
Mais la détente est de courte durée : le chinois descend soudain plus bas pour ‘masser’ les bras et les mains. Mais quand je dis masser, c’est plutôt étirer, enfoncer, arracher… Ca m’a
rappelé les pires moments du Foot-Massage ! J’avais l’impression que le gars essayait de prendre à pleine main mes Biceps, Triceps et même mes Quadriceps (si il s’était attaqué aux cuisses) ou Quintuceps (si j’en avais). Je me
concentre pour essayer de ne pas grimasser trop visiblement.
Et soudain, comme pour rajouter à ma torture, un nouveau morceau de musique européen se lance a la radio… « Non, c’est pas possible… » … Et voilà que, en
essayant d’étouffer un grincement de douleur, j’entends s’élever des hauts parleurs, l’insupportable ‘Crazy
Frog’…
Bon, ok… Là, j’ai comprit… En fait je me suis fait écraser en traversant la route, et ce salon de coiffure et ma représentation personnelle de l’enfer… Ma
punition pour toutes mes mauvaises actions effectuées lors de ma vie terrestre… Voilà mon châtiment : une éternité de massages douloureux sur fond des pires musiques de la création…
Belzebuth, enfoiré !!!
Calmes-toi Manu, reprends-toi… Trouve quelque chose pour te concentrer, et monopoliser ton esprit ailleurs… Et là, comme par miracle, on me tend un magazine…
Genre Voici ou Gala, mais à la Chinoise…
Je tourne les pages remplies de symboles étranges et inaccessibles à ma lecture. Je ne peux que regarder les images et imaginer les traductions françaises
des légendes en dessous… Genre « Liu Chan, le héros de la magnifique série ‘Plus belle la Chine’ ici prit en flagrant délit de cocufiage de sa tendre Lian avec une figurante rencontré
sur le tournage… Mais que vont devenirs leurs pauvres enfants Bü, Lin et Marcel ? » … Oui bon, l’imagination manque parfois un peu pour les noms Chinois !
Tellement concentré sur mes divagations, je n’avais pas vu que mon bourreau avait arrêté ces tortures. Il est maintenant assis derrière moi, et regarde à
droite à gauche, d’un air embarrassé… Il regarde mes cheveux, et recommence a masser les épaules…
C’est bien gentil tout ça, mais faudrait peut être y aller mon grand ! Allez, prends tes ciseaux, et coupe moi les franges ! Mais non… Il
tergiverse… Soudain, je comprends le fonctionnement du salon. Ce gars là n’est qu’un assistant, et toute cette mascarade n’est prévue que pour faire attendre les clients ! Les vrais
coiffeurs sont dans une autre partie de la pièce, et prennent les gens dans l’ordre d’attente…
J’examine donc les vrais experts du ciseau, je ne sais pas encore sur lequel je vais tomber : j’ai le choix entre le petit nerveux, le cool chemise
ouverte chaine en or qui brille (façon ‘Je danse le Mia’), une réplique asiatique de Mister T, et le PCGC -
Punk Chinois Géant a Crête (Qui j’avoue, remporte ma préférence niveau originalité).
Enfin, c’est mon tour, et je tombe avec le danseur de Mia. Il a une technique originale… Il coupe tout sur les bords, ce qui me laisse avec une masse de
cheveux incroyable au dessus de la tête, puis déblaie au milieu, laissant des bosses de chaque côté. Soyons clair, en l’espace de 10 minutes, je passe de Marge Simpson à M…
Enfin, il égalise… Me propose une coupe affreuse à la ‘Charles-Henry’, puis, suivant mes indications, me fait finalement pratiquement la même chose que mon
coiffeur Français : Nikel !
Et voilà ! Tout est beau, tout est bien… Ca fait des émotions, et une longue épreuve, mais pour 3€50 seulement, ça ne se refuse pas !
J’espère que vous m’excuserez le côté très flou de la photo ci-dessous, mais elle a été prise depuis un taxi… Donc vitesse + vitre + pas de soleil =
moche ! Snif. Mais je tenais à vous montrer ce bâtiment. C’est le siège du gouvernement de la ‘petite’ ville de Changzhou… Ni plus ni moins que l’équivalent de nos mairies à nous, mais un en
peu plus monumental ^^
Il faut dire qu’il y a besoin de place pour accueillir tous les fonctionnaires de la ville, où chacun grimpe les échelons à sa manière… Parfois en
graissant quelques pattes !
Une rue chinoise parmi tant d’autres, avec sa circulation, ses deux roues, et ses taxis fous…
‘Wow’, alias World Of Warcraft, n’est pas seulement un des jeux vidéo les plus vendus en Europe. Ce MMORPG rencontre également un succès considérable en
Chine, et TOUTES les vitrines des cybercafés sont à son effigie (Avec une pointe de marketing of course)… Les fans apprécieront ! (Ils pourront d’ailleurs aller voir la très surprenante pub Warcraft-Coca chinoise diffusée sur
dans tout l’empire du milieu au lancement du jeu ! Tellement Chinois…)
Même si le soleil est un peu plus présent depuis la mi-août (C’est tellement plus romantique
comme dirait la chanson) un brouillard persiste régulièrement en Chine… Vrai phénomène météo ou pollution ? Un mélange des deux en fait.
Dans les rues, les panneaux écrits en blanc sur fond bleus sont des panneaux de signalisations routiers. Pourtant je suis tombé sur celui-ci, qui indique…
des toilettes ! Et, fait assez exceptionnel pour être signalé, le mot toilettes est traduit en anglais !
Un petit panneau supplémentaire rappellera aux automobilistes qu’il est interdit d’emmener sa voiture pour faire ses petits besoins… Et oui ! On n’y pense pas, mais c’est important de le
dire !
Enfin, un petit cliché d’un repas dans un resto Japonais… Miam !!
Cet article n’a pas d’autres prétentions que d’essayer de vous faire partager un agréable moment vécu ce week-end… Rien d’extraordinaire, rien
d’exceptionnel, juste une petite soirée a la chinoise, qui réserve pourtant son petit lots d’étonnements pour l’occidental que je suis, perdu loin de chez lui…
Ma soirée se dessinait comme tel : manger un sandwich vite fait, afin de pouvoir continuer à dévorer le dernier Harry Potter en english
tranquille ! Oui, car, après avoir retourné toute la chine (ou du moins la région où je me trouve) a la recherche du Harry number 7 (and the Deathly Hallows (en Eng) – et les Reliques de la
Mort (en Fr)) dans une langue abordable (comprendre : pas en Chinois) j’ai finalement réussi à m’en procurer un a l’aéroport de Shanghai lors de mon aller-retour express en France. (Au
l’heure où j’écris ses lignes, je l’ai finit !! Je connais la fin… Je sais tout TOUT TOUT!! HA HA HA !! … Hum, ok, bon, je n’ai aussi que 3
heures de sommeil derrière moi a cause de ça ^^)
Bref… Alors que je prenais la route de mon coffe shop habituel (dont la gérante, une certaine Sisi, me soigne aux petits oignons… Elle a dit qu’elle me
trouvait très « Handsome » :-) ) je suis arrêté par ma Colloc. Elle m’annonce que, vu que je n’étais pas là ces derniers temps, ça faisait longtemps
qu’elle ne m’avait pas emmené manger quelque part.
Qu’à cela ne tienne, me voilà embarqué pour un petit resto Japonais très proche. Le repas est très sympathique : on mange assis a une espèce de bar, et
le cuistot prépare les plats de l’autre côté, devant nos yeux. Je me régale avec une préparation de porc panné, sur un lit de riz (of course) et par-dessus lequel on a cassé un œuf… Voyant mon
origine étrangère, (observateur ?) le cuisinier commence à parler à ma colloc en me montrant avec ses ustensiles de travail. Il finit même par me parler directement… Non, il ne voulait pas
me mettre au menu, mais il s’amusait de ma non compréhension de sa langue ! Il me lance même un « Wo aï ni ! » en rigolant comme un bossu, que ma
colloc me traduit par ‘Je t’aime !’…Qu’à cela ne tienne, je rétorque a mon créateur de sushi, dans mon français des plus académiques : « Moi aussi je
t’aime ! »
Il semble ravi que je me prenne au jeu. Il montre ensuite le mini-guide qui ne me quitte plus, car il y reconnait de signes familiers : c’est mon indispensable « Parler le Chinois en
voyage ». J’empoigne le livre miraculeux, et en tournant quelques pages, j’arrive à lui présenter ma colloc, et à lui demander son nom, son âge etc. Même si il rigole un peu de mon accent,
je le vois assez impressionné par le pouvoir du petit livret !
Soudain, il se replonge brutalement dans son travail, en ne nous montrant plus le moindre intérêt. Je comprends vite pourquoi : sa chef vient de se planter juste derrière mon épaule, et lui
lance un regard mauvais… Il ne fait pas bon chaumer en Chine !
A la fin du repas, on fait un petit détour par une zone commerciale. En entrant dans un super marché, on est accueillit par une superbe vidéo du fameux
acteur Jackie Chan, qui fait des grands sourires pour vendre une espèce de lotion corporelle… Décidément, les stars font du fric de la même façon partout !
Pour rentrer, ma Colloc me propose de passer par le parc (celui au lac multicolore) qui se trouve pas loin de chez nous… On passe devant pleins de magasins
qui ressemblent tous à de vieilles épiceries à mes yeux. La colloc me montre l’un deux en m’expliquant que si j’avais besoin de trucs pour me soigner, c’était là ! Incroyable ! Sur les
étagères de la dite épicerie poussiéreuse, on pouvait bien voir des médicaments. Je rétorque alors que, de toute façon, ma Maman Pharmacien m’a pourvu d’une trousse de secourt suffisante pour
survivre a 3 guerres nucléaires consécutives lors de mon départ !
On rentre ensuite dans le parc qui est étonnamment animé pour cette heure! La nuit est déjà tombée depuis un petit bout de temps, mais il y a foule, et de la
musique qui s’élève de tous les côtés. En s’approchant d’un regroupement, on peut voir des dizaines de chinois qui effectuent une chorégraphie en rythme. Cette espèce de danse en ligne bien
ordonnée me fait penser au Madison, mais en beaucoup plus gracieux. Tout ce petit monde passe et tourne comme un seul homme (chinois) sur une esplanade joliment éclairé, visiblement prévue à cet
effet !
Je vois alors plus loin d’autres groupes en train d’imiter les danseurs. Ma colloc m’explique que ces autres groupes essayent d’apprendre la chorégraphie
(qui est toujours la même, tout les jours, et sur toutes les musiques). Quand ils seront assez forts, ils pourront payer 1 yuan (0,1 euro) pour avoir l’honneur de rejoindre les danseurs experts
sur la piste !
En continuant dans le parc, on peut voir deux chemins se dessiner pour une même destination : l’un est lisse, et l’autre est constitué de petits galets
plus ou moins plats. Ma colloc m’explique que c’est un moyen de se masser en baladant ! Si l’on veut, on peut marcher pieds-nus sur le chemin caillouteux… Ce massage est aussi un test :
si la marche est douloureuse, cela signifie que c’est tout le corps qui est en mauvaise santé ! Qu’à cela ne tienne, j’enlève mes pompes et j’essaye…
Alors que je marche pieds nus sans trop de problèmes sur les petite pierres qui sont plus pointues qu’elles ont en l’air, j’entends la colloc crier sa
douleur dans mon dos… Elle me dit que je dois être en très bonne santé, mais qu’elle, elle a visiblement du travail ! Pour me moquer un peu je me mets à trottiner un peu plus vite (en
serrant un poil les dents, j’avoue).
Nous continuons notre chemin (chaussures aux pieds ce coup-ci)… Les chinois sont vraiment fan des couleurs fluo ! Tous les arbres du parc son illuminés
par des couleurs étranges : vert, jaune, bleu, orange… Ca donne au tout un aspect vraiment irréel ! On m’explique que, à cause des jeux olympiques 2008 dont la ville héberge une
épreuve, la municipalité a mit un budget fou sur ce genre de déco. Pour ajouter au tableau, tous les rollers des enfants clignotent frénétiquement de toutes les couleurs à chaque pression avec le
sol. Et à cette heure ci du début de la nuit, ils sont légions : cela fait des petites lucioles éphémères qui dansent un peu partout.
Enfin, on arrive à une zone plus illuminé, proche de chez nous. Il y quelques jeux pour les enfants, et un stand barbecue… Des chaises ont étés installés
devant en écran, où l’on diffuse gratuitement un film…
Tout est calme, posé, serein… Je suis loin, mais à cet instant, je suis bien…