Un homme-vache ?

          MEUH !!

Bienvenue chez moi !

Je me présente : ManuMeuh, jeune homme de 22 ans caractérisé par un manque de bol latent... Ceci est mon défouloir ! Entrez, n'ayez pas peur ! 

J’aime : Le cinéma, l’informatique, la lecture, la photos, les vaches...

Je suis : Apprenti Ingénieur, en couple.

J’aime pas : Le poisson, les listes des gens qui se présentent… J’arrête donc !

Bonne lecture lecteur !

 

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Fierté mal placée

Patate d'Or du 12/08/07 !
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Meuh à tous !!

B.O. de cloture : Cali - Je m'en vais

Vendredi 7 décembre 2007
Meuh les amis ! Voici la suite de l’histoire de Lyamm et de sa famille (voir l’article d’hier pour plus d’explications sur le monde de Warcraft !) Enjoy !
 
 
Chapitre III : Sang et Douleur
 
Hull et Helena couraient. Le petit Lyamm se mit à hurle de cette soudaine agitation. Les cris de l’enfant ne firent que précipiter un peu plus la horde de murlocs dans la bonne direction.
 
Ils étaient plus rapides. Leurs pattes habituées au sable rattrapaient facilement les lourds sabots des Taurents. Une lance fusa, et transperça la cuisse d’Helena. Elle s’effondra en hurlant.
 
Au loin un vieille elfe de la nuit du nom de Li’Yona errait sous forme d’Ours. Il avait acquis cette capacité de transformation il y a bien longtemps au cour de sa formation de druide. Il adorait arpenter cette région sous cette forme car il espérait ainsi effrayer les jeunes orcs qui faisait souvent leur premières armes dans ces terres sauvages, au delà d’Ogrimar. C’était un druide pacifique. Il n’aimait pas la guerre que se livraient son peuple et ceux des alliés des Orcs. Pour ne pas attirer les foudres de ses supérieurs, et se faire juger pour laxisme, il agissait dans le conflit à sa manière : en effrayant les jeunes recrues ennemies, il espérait ainsi les dégoûter du combat.
En plus de son bon cœur, il était puissant, et courageux : quand il entendit au loin le cri d’une jeune Taurent blessée, accompagné de ceux d’un bébé terrifié, il se précipita afin de prendre connaissance de la situation…
 
Etalée dans le sable, la jambe en sang, Helena continuait de hurler. Non pas à cause de la douleur, non pas par peur pour sa vie, mais bien par peur pour celle de son enfant. Elle le serrait contre elle, du plus fort qu’elle pouvait…
Son mari, entendant la plainte, était revenu en arrière pour l’aider. Hull était maintenant debout à ses côtés, encerclé de murlocs, brandissant son épée vers la plus proche créature.
 
Un des murlocs s’élançât. Hull abattit son épée sur le front. La bête cria de douleur : c’était le signal. Tous les murlocs formant le cercle, se ruèrent d’un coup sur le couple.
 
Hull était sous l’emprise d’une rage furieuse. Il criait, déchirait, tranchait, mordait. Un murloc malheureux se retrouva même empalé sur une corne dans un large mouvement de tête du Taurent. Mais ils étaient trop nombreux. Le dos planté de multiples lances, Hull fini pat mettre un genou à terre. D’un puissant coup de sabot il réussit à étourdir les créatures les plus proches, mais quelques secondes plus tard, elles étaient de nouveau toutes sur lui pour finir leur triste besogne. Bientôt, la puissante tête cornue s’effondra dans le sable, les yeux vitreux, portant le dernier reflet de sa femme terrifiée, serrant leur enfant qu’il ne verrait jamais grandir.
 
 
Chapitre IV : Orphelin
 
Helena, les yeux embrouillés par les larmes se mis à ramper dans le sable. Serrant son enfant, elle voulait s’éloigner, partir, disparaître... Une partie de son être souhaitait rejoindre son mari pour cette dernière lutte perdue d’avance, mais la survie de son enfant était prioritaire. Malheureusement, la lance plantée dans sa cuisse la faisait horriblement souffrir, et elle ne put mettre que quelques pas entre elle et les assaillants.
 
Une fois que les murlocs survivants se furent désintéressés du corps sans vie de Hull, ils se ruèrent sur la pauvre Taurent. Le propriétaire de la lance planté dans la cuisse, essaya de tirer dessus pour la récupérer. Hurlant, Helena se saisi d’un couteau de dépeçage dissimulé dans sa tunique, et lui planta dans l’œil.
Son camarade le plus proche commença à la lacérer de ses griffes en guise de vengeance. Dans un dernier éclair de lucidité, Helena lança son enfant hurlant un peu plus loin dans le sable. Les six murlocs restants se jetèrent sur elle jusqu’à son dernier souffle.
 
C’était terminé. Le murloc borgne se détourna un moment de la lacération collective pour essayer de comprendre pourquoi il voyait d’un coup, beaucoup moins bien qu’avant. Il fut attiré par les cris de l’enfant. Il se demanda pendant quelques secondes dans son esprit de murloc si cette petite chose bruyante était suffisamment comestible. Ce fut sa dernière pensée. Un gigantesque ours atterrit soudainement sur lui de ses nombreux kilos et brisa son squelette en quelques secondes.
 
Le dernier bruit de craquement de leur camarade releva l’attention des 5 murlocs. Devant eux se dressait maintenant un ours brun gigantesque. Le premier murloc qui esquissa un mouvement eu le visage arraché pour un large coup de patte.
La gigantesque bête se précipita sur les deux plus proches et les mordit l’un après l’autre. Sans vies, les murlocs s’effondrèrent dans un dernier gloussement pathétique.
 
L’ours se dressa et prit le flan de l’un des deux restants dans sa gueule.
 
Le tout dernier murloc eu la bonne idée de laisser la victoire au plus fort et de prendre la fuite quand il entendit les os de son camarade se faire broyer entre les mâchoires de la bête.
En tournant le dos et en courant de toutes ses forces, il ne pu voir l’ours s’entourer d’un nuage de fumé, et, dans un éclair de lumière, se métamorphoser en un élégant Elfe de la nuit à la peau bleuté et à la barbe centenaire. Li’Yona avait repris sa forme d’origine.
 
Il se concentra et forma un boule d’énergie verte entre ses mains à l’aide de toute la colère qu’il pu rassembler en lui. La boule partit à une vitesse incroyable et frappa mortellement le murloc en fuite qui n’aurait plus jamais l’occasion d’appeler à l’aide qui que se soit.
 
 
 
Chapitre V : La voie de Cenarius
 
La triste bataille était terminée. Li’Yona était arrivé trop tard. Qu’importe la race, qu’importent les conflits entre leur peuple, ces gens étaient une famille et l’elfe était penné de la tournure des événements. Il récupéra dans ses bras l’enfant Taurent gémissant. Autour de son coup, un petit médaillon de métal éclatant, forgé à la main, portait le nom de l’orphelin : « Lyamm, fils de Hull ».
 
L’elfe n’hésitât pas longtemps : il savait quoi faire de cet enfant. D’une certaine manière il se sentait responsable de lui. Responsable de ne pas être arrivé plus tôt pour sauver ses parents… Ou plus tard… Pour que cette famille ait ensemble le même destin.
Un Taurent parmi les elfes n’aurait pas la vie sauve bien longtemps, quelque soit son age. Les guerres provoquent des haines raciales qui vont bien au delà de ce genre de considérations éthiques.
Non la seule solution pour pouvoir garder un œil sur cet enfant, et lui promettre un avenir autre que celle d’exilé, était de l’amener dans le seul endroit d’Aseroth où Elfe et Taurent vivent en Paix.
 
Les druides sont une classe particulière au dessus des considérations guerrières et politiques. Ainsi, druides Elfes et druides Taurents, proches de la nature, vénérants le demi-dieu Cenarius, ont créés la ville de Havrenuit à Reflet-de-Lune où des deux races collaborent au bien du Cercle Cénarien. C’est là que Lyamm grandira sous l’œil attentif de son nouveau mentor.
 
Dans la forêt de Reflet-de-Lune, Lyamm apprendra les nobles valeurs du cercle Cenarien.
 
C’est ainsi qu’un jour, il peut enfin laisser son père adoptif, et partir vers Mulgor, lieux des racines de son peuple, et commencer seul son voyage initiatique pour devenir à son tour, Druide.
Il est au delà des haines guerrières, et chasse les maux qui gangrènent la nature. Il a un profond respect pour tous les êtres qui foulent cette terre, sauf pour les Murlocs, à l’encontre desquels il gardera une haine farouche.
 
Le médaillon forgé pas son aïeul et qui porte leur deux patronymes orne en permanence son poitrail, en souvenir d’un père courageux, et dune mère protectrice dont il ne connaîtra jamais le nom…
par ManuMeuh publié dans : Creations
Jeudi 6 décembre 2007
Bonjour les amis ! Aujourd’hui, un truc un peu particulier. En effet, j’ai été persécuté par Haldahir jusqu’à ce que je me remette au jeu World Of Warcraft. J’ai craqué, la fièvre de ce jeu me reprend.
Mais je suis dans une Guilde où il est de bon ton d’écrire un peu l’histoire de son personnage (dit, background) avant de commencer à jouer. Vous me connaissez, je n’ai pas pu m’empêcher d’en faire des tonnes !
 Voilà donc (en exclusivité ? Non, tout le monde s’en fout !) ma création sur l’histoire de mon personnage ! En deux parties, sachant que le mieux c’est la fin, et qu’elle viendra demain !
 
Mais avant de commencer, un petit guide Warcraft pour les nuls, avec quelques clés de compréhension pour les néophytes qui voudraient lire et comprendre cette histoire !
 
Alors, Warcraft est un monde d’héroïc-fantasy (genre seigneur des anneaux quoi !). Sur la terre d’Aseroth, deux grands factions se font la Guerre : La Horde (Composée des races suivantes : Orc, Tauren, Troll, Mort-Vivants, Elfes de Sangs) et l’Alliance (Humains, Nains, Elfes de la Nuit, Gnomes et Dranéïdes).
 
Voici par exemple à quoi ressemble un Taurent :
(Oui, comme par hasard, c’est un être semi-vache ^^)
  tauren.jpg
 
D’autres bêtes sauvages peuples la terre d’Aseroth, comme par exemple les hideux Murlocs :
Murloc.jpg
 
Voilà ! Tout ce beau monde est en conflit, et moi je vous raconte l’histoire de Lyamm, un tout jeune TaurenT (les hommes-vaches là !)
Bonne lecture !
 
 
Chapitre I – Hull et Helena
 
Une grande majorité des biographies s’ouvrent sur l’enfance ou l’adolescence de l’individu qu’elles tracent. Pourtant, il faut remonter plus loin pour comprendre le destin de Lyamm le Taurent. Il faut revenir au tout début de sa vie, là où la tragédie a eu lieu… A l’époque reculée où il n’avait alors que quelques mois…
 
Hull, son père, était un forgeron peu respecté d’Ogrimar, la capitale de la Horde. Il tentait de faire survivre tant bien que mal son fond de commerce, misérable héritage de ses aïeuls. La vie n’était pas facile dans la ville Orc ! Tout le monde sait que cette race brille plus par sa capacité destructrice que par son intelligence et son tact. De ce fait, le pauvre Taurent à l’aspect disgracieux, et aux talents de forgerons loin d’être exceptionnels, était l’objet de toutes les railleries.
 
Pourtant, Hull n’en avait cure : il vivait heureux avec sa femme Helena. Et tant qu’il avait de quoi se nourrir et retrouver son amour chaque soir, le reste n’avait que peu d’importance.
Mais tout changea à la naissance de leur premier enfant : Lyamm.
 
Hull devint soudain plus assidus dans son travail. Il était également plus susceptible ! Il faisait l’impossible pour améliorer la situation de sa famille, et souhaitait plus que tout que son fils ait une vie plus digne que la sienne. Il criaillait à qui voulait bien l’entendre, que son fils serait un jour le plus puissant et respecté Taurent de tout Kalimdor.
Mais hélas, l’espoir ne fait pas tout. Un soir, après plusieurs mois d’efforts sans résultats, alors qu’il rentrait d’une nouvelle journée désastreuse à l’hôtel des ventes avec plus des trois quarts de son stock invendus, il passa sans s’arrêter devant la taverne, bien décidé à éviter les quolibets. Mais c’était sans compter l’entêtement des ivrognes locaux.
 
Une blague douteuse sur la taille de ses cornes et la fidélité de sa femme, fusa depuis l’intérieur de l’établissement. Ce fut la remarque de trop : Il explosa. Il chargeât dans la taverne et démolit une dizaine de table. Alors que le jeune Orc qui avait lancé la plaisanterie s’avançait dans son dos, épée à la main, pour tenter de le maîtriser, Hull fit volte face… En quelques secondes s’était fini. La corne du Taurent se redressant, avait tranché nette la carotide verte. L’Orc s’effondra. Hull, taché de sang, resta pétrifié devant le corps immobile de sa première victime…
 
 
Chapitre II – Sur la route de Ratchet
 
Toute la famille fut bannie d’Ogrimar, condamnée à quitter la ville sur le champ. Hull, Helena et le jeune Lyamm serré contre le sein de sa mère, furent reconduits à la lourde porte en fer.
 
Le Taurent eu alors une idée : si ses anciens avaient vécus ici, c’était pour faire fortune. Ils avaient essayés, et ils avaient échoués. Il fallait retenter sa chance ailleurs !
Si Hull était mal accueilli à Ogrimar, il devait retourner à la source de son peuple, la capitale de sa race : Piton-du-Tonerre.
 
Son plan était simple : descendre au nord vers Ratchet, puis prendre à l’est un chemin sécurisé vers la croisée des chemins. De ce petit campement de la horde, il lui serait facile de se faire escorter, lui et sa famille, par un groupe d’aventurier jusqu’à Piton-du-Tonerre. Là bas, parmi les autres Taurent, il serait accueilli en frère. Jouissant d’une meilleure réputation, son commerce de forgeron ne se porterait également que mieux !
 
C’était décidé. Helena, serrant un peu plus le bébé contre elle, objecta que la route jusqu’à Ratchet était dangereuse, et ils n‘avaient pu emporter que quelques armes sommaires.
Mais Hull était décidé. Le destin glorieux de son fils en dépendait !
 
Afin d’éviter de trop mauvaises rencontres, ils s’entendirent pour suivre la côte jusqu’à Ratchet, évitant ainsi les attaques sur les chemins.
Sur la belle plage, Hull défendait tant bien que mal sa femme et son enfant. Des crabes d’une taille démesurée agressaient la petite troupe de temps à autre. Avec son épée émoussée (de sa propre confection) le père Taurent se battait presque avec l’ardeur d’un deuxième cercle !
 
Continuant leur route ils firent la mauvaise rencontre qui devait sceller leur destin : un camp de murlocs.
 
« Aaaaaughibbrgubugbugrguburgle ! »
 
C’était leur cri caractéristique. Un murloc sortit d’une marre, et se rua sur Helena en gloussant. C’était la plus pitoyable des créatures. Petite, crasseuse, avec de longs bras flasque, les murlocs ne s’éloignaient jamais des eaux afin de pourvoir se cacher dans la boue en cas de dangers…
 
Hull s’interposa et tranchât net le bras de la créature qui tenait la lance. Le murloc hurla et prit la fuite.
La famille fut soulagée mais aurait du rester sur ses gardes. Car tous les aventuriers savent que le murloc, en plus d’être vil et répugnant, est un être lâche et à l’instinct grégaire. Les individus ne s’éloignent jamais trop loin les uns des autres.
Celui-ci ne fit pas exception. En quelques pas il était à son campement dissimulé sur la plage. Il donna l’alerte et lança ainsi une quinzaine de murlocs à la poursuite des Taurents.
par ManuMeuh publié dans : Creations
Dimanche 29 juillet 2007
Comment ?? Vous n’êtes pas encore allez voir le court métrage de l’asso Eiart’s ??

C’est une honte ! Alors qu’on a passés les sélections régionales et qu’on attend les résultats nationaux en plus ! Souvenez-vous, c’est ce qu’on avait tourné ce week-end là !

Allez, courrez-y, bande de petits fripons ! C’est par là : http://www.dailymotion.com/video/x2l9ho_tohubohu_creation

Ok, le résultat n’est pas exactement ce qu’on attendait mais bon… Etre limité à 5mn, c’est court, et il y a des non dits… Mais en on en est quand même fichtrement fiers !

Saurez-vous me retrouver ou reconnaitre ma voix ? ^^ De toute façon mon anonymat n’est plus complet depuis bien longtemps, notamment depuis que je suis apparu chez Cassendrali sur une petite photo de vacance de blogueurs (ici : http://devantmoi.canalblog.com/archives/2007/07/28/5741360.html )

Allez, je vous promets une petite vidéo bien sympathique pour le début de semaine : Meuh !!

par ManuMeuh publié dans : Creations
Mardi 26 juin 2007
Youpi !!! Voici un nouvel atelier d’écriture d‘Agathe et Irène !
J’y ai abordé mon thème récurent préféré : la place et l’utilisation du rêve dans la réalité…
Les règles sont par là : http://www.mamirene.com/article-6820122.html
 
Haaa je l’ai attendu longtemps ! Vivement le prochain… Merci les filles !
Bonne lecture, Meuh !!
 
------------
 
Ma feuille restait toute blanche depuis le début de la matinée, et, midi approchant, je n’arrivait toujours pas à coucher un seul mot sur ce papier…
Je tremble, j’ai peur…
Je voudrai écrire, je voudrai crier, mais rien ne sort…
 
Coincé, dans la boue, cette tranchée est en train de me digérer. Je ne peux pas voir le paysage qui s’étale devant moi (Y jeter un coup d’œil signerait mon arrêt de mort !) mais je l’imagine tel une dense forêt vierge de barricades et de barbelés hérissés.
 
Les quelques mètres qui nous séparent de l’ennemi seront certainement les plus longs de ma vie… Quelques mètres à parcourir, et pourtant si peut de chances d’arriver en vie. A midi… Ce sera le moment. L’assaut sera donné par un obscur général tapis dans l’ombre. Il ne serait pas assez fou pour aller lui-même exécuter son ordre.
 
Je pense aux pauvres bougres d’en face. J’ai autant pitié pour eux que pour nous.
Dire que je pourrais être fusillé pour des idées pareilles… L’ennemi, c’est le mal ! Il faut que je me rentre ça dans la tête !
Pourtant, ils sont autant galériens que moi… Nous sommes tous embarqués malgré nous dans cette guerre improbable qui nous dépasse. Nous sommes la chair à canon… Pour les hauts gradés nous sommes que des nombres, des chiffres et des probabilités de victoire.
Staline disait : « Quand un homme meurt, c’est une tragédie. Quand des millions d'hommes meurent, c’est une statistique. »
Midi… Nous allons leur tomber dessus au moment du repas… Foutue stratégie …Foutue guerre !
 
Je voudrais écrire… A elle, ma femme… Je voudrais lui parler, probablement pour la dernière foi… Mais rien ne sort. J’essaye de m’extirper de tout ça : partir, dans ma tête, dans mes rêves ! Je pense à elle…
 
Ca y est, je la vois… C’est comme si elle se matérialisait devant mes yeux…
 
Au triste paysage boueux se superpose l’image de mon jardin…
Du fond de mon rêve, j’entends l’ordre d’attaque qui circule dans les rangs… Je me prépare mécaniquement… Intérieurement je préfère continuer à rêver.
 
Je vois mon jardin tel qu’il était lors d’un de ces chauds Dimanches d’été… Ma femme s’adonne délicatement a son loisir préféré : la peinture sur soie. Son pinceau glisse doucement en rythme avec les  soubresauts des branches d’arbres qui nous entourent.
 
Je grimpe à l’échelle en même temps que mes compagnons de galère…
 
Alors que je me repose dans un hamac, je surveille d’un œil notre fille, vraie petite tigresse sur-vitaminée, qui s’attaque au chien… Il a l’habitude, et il se laisse gentiment faire par ce petit lionceau aux yeux bleus. Il me regarde avec un air mi-implorant, mi-compatissant.
 
La course commence, les balles fusent, des camarades tombent… Cris… Morts…
 
Ma femme quitte son chevalet et s’approche de moi… Je fais semblant de dormir pour qu’elle vienne, comme à son habitude, déposer un léger baiser sur ma bouche…
 
Un tir proche raisonne dans mes tympans…
 
Nos lèvres s’effleurent…
 
Je tombe, dans cet instant de plénitude absolu
par ManuMeuh publié dans : Creations
Mardi 12 juin 2007
Hier soir, alors que j’étais étalé sur le lit, crevé, détruit, ma chérie m’a judicieusement annoncée que j’étais en train de m’endormir… Je lui ai simplement précisé que, si je ne réagissais pas assez vite, j’allais juste finir par m’intégrer complètement à la couette…
C’est alors que mon esprit égaré, embrumé par le sommeil, a imaginé ce qui suit…
 
 
 
Les aventures de Couette Man, épisode 27…
(Je vous passe les épisodes précédents expliquant la naissance de Couette Man : enchainements d’artifices éculés, et de facilités de scénarios où le héros, Monsieur Ed Redon est malencontreusement jeté dans une poubelle remplit comme par hasard de produits chimiques oubliés par un scientifique fou et d’une couette à fleur jetée plus tôt par une grand-mère grabataire… Et depuis quand les histoires de supers-héros sont vraisemblables hein ?)
 
Couette Man contre Café-Hine
 
Alors que Ed, alias Couette Man rentrait tout juste de sa précédente aventure (CF numéro 26 : Couette-Man et la sonnerie maléfique de Ray Veil), il s’installa devant sa télé…
Soudain (et oui, beaucoup d’action et de grands mots dans les histoires de héros) son programme préféré, « Bonne Nuit les petits » fut interrompu, pour laisser place au visage déformé de haine et de nervosité de Café-Hine !
 
« Ha le traitre ! Le fils de chacal ! » s’écria notre héros, « Il s’est surement enfuit de prison pour la 251ième fois ! Quel plan diabolique plan va-t-il nous servir ce coup-ci ? » (NDLA : remarquez la puissance des dialogues !)
Et l’annonce du super méchant raisonnât ainsi dans toutes les télés de la ville : « Moi Café-Hine, j’ai déversé mon produit dans les canalisations de toute la région !! Bientôt, plus personne ne pourra dormir, et je régnerais sur ce pays où les habitants n’auront d’autres choix que de se soumettre ou de mourir de fatigue… MhouHAHAHAHAHAHA !!!!! »
 
Le sang d’Ed ne fit qu’un tour ! Il se lança par la fenêtre et déploya la couette désormais soudée a son corps d’homme (Cf numéros 1 et 2 : Couette-Man Begins)… Il pouvait planer ainsi sur des kilomètres !
Mais, soudain, il s’endormit… Il faut en effet savoir que Couette Man avait le pouvoir de s’endormir quand il voulait ! Mais quel intérêt de s’endormir en volant me direz-vous ? Et bien, ce pouvoir est à double tranchant : Couette Man était aussi atteint de Narcolepsie !
 
Il fut réveillé par l’impact avec un immeuble. Heureusement, il quittait rarement son bonnet de nuit en Téflon !
 
Il arriva bien vite à l’origine du problème : la station de traitement d’eau… Il n’y avait qu’à partir d’elle que Café-Hine avait pu contaminer toutes les canalisations de la ville.
 
Dès son entrée dans la station, Couette Man fut assaillit de toute part par des milliers de mini-seringues qui introduisirent en lui une substance fluorescente !
Il s’écriât : « Café ! Vil félon ! Que m’as-tu donc fait ! » (NDLA : Poil au nez… Pardon…)
Café-Hine, sortant de sa cachette, serin, lui révéla : « Je t’ai fait injecter une substance hautement allergisante ! Ainsi, tu ne pourras même plus supporter les plumes qui composent ta couette greffée : tu seras allergique à ton symbiote, et il ne te restera comme solution que le suicide par désespoir ! MhouHAHAHAHAHAHA !!! »
 
Couette Man le foudroyant du regard, déclara, triomphant : « Ton plan et biaisé suppôt du Satan ! Je te tiens : ma couette, c’est du synthétique !!! »
 
 
C’est alors qu’un coup de feu retentit : c’était l’auteur qui, ne supportant pas cette déplorable production, décida, lui, d’en finir.
par ManuMeuh publié dans : Creations
 

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